"Coup de gigot", par Clovis

L'avis de Pseudo-Mew : "Le contexte et le personnage de ta nouvelle sont très insolites, et j'aime beaucoup comment la chute peut dénoncer notre société actuelle, ce qui fait que le texte n'est pas si superficiel qu'on ne peut le croire. Les quelques répétitions n'empêchent pas la lecture, mais attention aux contresens ;)"



 Une nouvelle journée commence pour Gérard, il avait préparé la viande, lʼavait mise sur présentoir et attendait une déferlante  de clients. En effet, nous sommes actuellement le 27 décembre 3762, on appelle aujourdʼhui la viande « lʼor rouge» et Gérard a un chiffre dʼaffaire dʼenviron 3845 € et 12 centimes pour jour. Actuellement c'est les fêtes, on peut donc sʼattendre à une clientèle qui double, triple le chiffre dʼaffaires de la «petite» entreprise de Gérard. Gérard était chauve, mal rasé et quelque peu enveloppé. Soit un vrai anti-héros. Comme prévu, Gérard vit son chiffre d'affaires sʼenvoler ce jour-là : 5293 € et 67 centimes de quoi agrandir son magasin quʼil qualifiait d'inadapté à son travail. Il trouvait que son magasin avait trop une allure de laboratoire et non de boucherie où la seule phrase que lʼon connaît est : «A la bonne franquette !!». Le chiffre dʼaffaires grimpa de jour en jour ...
  Une nuit étoilée et peu froide, alors que Gérard partait se coucher. Il entendit un bruit sourd venant du magasin. Il sʼy précipita, affolé et vit cinq cambrioleurs en train de cambrioler son magasin. Désemparé, Gérard pris la première chose qui lui vint sous la main : un gigot dʼagneau. Il frappa un des voleurs avec le morceau de viande si fort que le voleur mourut sur le coup. Les acolytes de ce hors-la-loi affolés prirent la fuite laissant derrière eux leurs butin. Accablé par son geste et à la fois paniqué, Gérard pris le morceau de viande et le jeta dans les égouts bien à lʼabri de la caméra de surveillance qui marchait encore. Gérard se débarrassât de la pièce a conviction dans les égouts a lʼabri des regard indiscret. De gros rats noirs, aux petits yeux marrons, sʼélancèrent sur le morceau de viande tels des charognards. Cʼétait fini, du moins presque ... il restait ce cadavre dans le magasin. Le bandit, les yeux fermés car il savait quʼil allait mourir mais ne voulais pas voir le coup venir ... Gérard eu une idée lumineuse, il déshabilla le cadavre, le donna aux rats et reparti se coucher. «je donnerai ses vêtements à un centre de solidarité»  se dit il, la conscience lourde ...
  Le lendemain, Gérard se leva bonne heure pour donner les vêtements au centre. Débarrassé de toutes les preuves, il se pensait désormais hors dʼatteinte ... un peu plus tard, dans lʼaprès midi, alors quʼaucun client nʼétait venu de la journée quelqu'un toqua à la porte. Un client ? non ... La police ? pourvu que non ... Gérard partit ouvrir la porte, la main tremblante, il vit alors une dizaine de policiers qui l'arrêtèrent, sans donner de raison.
  Le matin du réveillon, on emmena Gérard voir un juge toujours sans lui expliquer de quoi il sʼagissait ... une fois devant le juge, on expliqua enfin à Gérard se dont il était accusé : «Mr Gérard, Romain, Lucien Kiolabda, vous êtes accusé dʼhomicide involontaire.» le juge nʼen dit pas plus ... tout le monde le méprisait,  le menaçait et  accusait Gérard. Mais au moment de regarder le vidéo de camera de surveillance, un homme dans le public se leva et hurla : "Vous dites que Mr Kiolabda a tué sa victime avec un gigot mais cʼest faux !! Regardez ! Il sʼagit dʼune épaule de veau !!" Après examen scrupuleux et délibération, Gérard fut libre.