Paku paku paku !

Bonjour ou bonsoir à tous !

Aujourd'hui nous allons parler du héros le plus informe du jeu vidéo, le héros du jeu rétro, le camembert jaune fluo, -que de rimes, je suis si fière- j'ai nommé Pacman avec, une nouvelle fois, l'aide de Sleyer !

Qu'est-ce que je ferais sans lui ? Hein ?

Une longue introduction serait lourdingue à lire, alors autant commencer tout de suite.



La petite histoire.

Mais qui a eu cette idée de génie ?

Vous pensez peut-être que cette idée fut travaillée par des dizaines de groupes de chercheurs qui voulaient créer le jeu parfait et ainsi endoctriner la population et contrôler le monde ? J'entends d'ici l'écho d'un grand rire machiavélique...
Que nenni, mesdames et messieurs ! En fait, c'est juste un japonais du nom de Tohru Iwatani qui a eu la flemme de faire à manger ce soir là et qui a commandé une PIZZA, et en découpant une part de cette PIZZA il a remarqué qu'on pouvait en tirer un truc intéressant, comme un personnage de jeux vidéos par exemple. Pacman est né, plus précisément en 1979.

"Les mecs, je vais devenir riche."


Un scénario qui arrache tout.

Je pense que tout le monde connait le principe de Pacman. On dirige un personnage en forme de fromage -Gruyère, camembert, chacun sa version- dans un labyrinthe noir parsemé de pac-gommes tout en évitant de se faire toucher par des fantômes. Quatre grosses Pac-gommes sont situées dans les coins du niveau permettant d'inverser les rôles et donc donnant à Pacman le pouvoir de se venger et arracher la tête aux fantômes, ne leur laissant que les yeux manger temporairement les spectres pour gagner des points. D'ailleurs en parlant de points, plusieurs bonus sont disponibles dans les niveaux : on trouve des cerises, des fraises, des clés...

Je vous vois venir, ceci est une histoire digne de Doodle Jump, le truc moche qui fait constamment une duck face. Mais eh, ça marche comme les blagues, les plus simples sont toujours les meilleures. Car ça permet d'accéder à un public assez large sans que l'on se creuse la tête. Simplicité = Réussite. Comme pour la pizza de Mr Iwatani.


Faisons tout de même une présentation des quatre ennemis de Pacman. De loin, on dirait les mêmes. Même forme, même regard et tout ça, il n'y a que la couleur qui change. (Petite parenthèse, j'ai trouvé sur Internet une explication à tout ça :  )



On le remarque dans le jeu, leurs comportements sont assez différents. Je les ai classés en deux catégories : les gros sadiques et les jemenfoutistes.

-Shadow, surnommé Blinky, est le fantôme rouge. Il a un caractère fonceur et ne te lâche pour rien au monde.
-Speedy (va donc, va donc chez Speedy, Speedy ! ♪) alias Pinky, est le fantôme rose. Elle aime attaquer par derrière et se mettre en embuscade. Rah la saleté !
-Bashful, ou Inky, est le fantôme bleu. Lui, on sait jamais ce qu'il va faire : il est imprévisible.
-Et enfin, j'ai nommé le truc inutile et orange, Pokey, ou Clyde. Je vous jure, il s'appelle vraiment "Limité". Quand tu passes à coté de lui, il ne te calcule même pas. Il se balade quoi. C'était peut-être juste pour avoir un nombre pair d'ennemis qu'ils l'ont ajouté, enfin bref c'est une blague vivante ce fantôme.


Les niveaux de la mort / Les joueurs de la mort.

On est bien d'accord, comme 97% des gens normaux, vous peinez à dépasser le niveau 3 à Pacman ? Eh bien vous n'êtes pas au bout de vos peines, car la première version comportait 256 niveaux ! Et encore, les niveaux devaient s'étendre à l'infini, mais le 256e était un niveau bug, dû au fait qu'il était codé sur un seul octet. La seule manière de quitter la partie était d'appuyer sur le bouton Reset. Voyez plutôt :

Un décor original.

La première apparition de Pacman au public s'est faite, comme bon jeu de l'époque, dans les salles d'arcade en automne 1979 au Japon. Au début, il s'appelait Puck Man, qui est un dérivé de "pakupaku" en japonais qui est le bruit d'une bouche qui s'ouvre et se referme -je sais, c'est spécial-, ou plus familièrement l'action de manger comme un vorace. Ce fût un succès immédiat comme c'est tout sauf violent, donc cela a attiré non seulement les jeunes garçons mais aussi les filles.

Cependant son exposition à la foule entraîne quelques restrictions. De peur que les petits rigolos grattent la boucle du "P" pour en faire le super titre de "Fuck Man", et engendrant ainsi une belle obscénité, le jeu s'appellera finalement Pacman.

Mais parmi les joueurs, il y a aussi des fous qui ont absolument voulu faire de Pacman leur vie. Ainsi, on peut citer deux bonhommes surhumains :
En 1999, Billy Mitchell, un américain, devient le premier joueur à obtenir un score parfait, soit 3 333 360 points après avoir terminé les 255 niveaux en six heures. Il a attrapé chaque fruit, a mangé les quatre fantômes à chaque bonus, et n'a perdu aucune vie. Du grand art !
Le record du monde de rapidité à Pacman est détenu par David Race qui a mis exactement 3 heures, 41 minutes et 22 secondes pour finir tous les niveaux.



Pacman, c'est plus qu'un jeu.

Oui les enfants, c'est aussi un dessin animé et un essai de jeu sur Playstation.

Rond comme un ballon, con comme un citron

La série fût diffusée entre 1984 et 1986 sur Antenne 2 en France, l'ancienne chaîne de France 2. Ici, Pacman est le héros de Pac-land où vivent des êtres qui lui sont semblables : ronds et jaunes. Il a une famille carrément bizarre qui possède des jeux de mots fabuleux dans leurs noms. C'est à dire une femme qui s'appelle Paquet-Cadeau, un bébé qui s'appelle Pâquerette, un chien qui se nomme Chomp-Chomp (référence à Chain Chomp dans Mario) et un chat qui s'appelle Shaw-Shaw. Tous ensemble ils protègent la forêt fabuleuse et les pac-gommes, qui les rendent invincibles quelques instants, des cinq méchants fantômes -les quatre connus + mademoiselle Sue- dirigés par le Grille-Pain, un être maléfique qui veut s'emparer du monde, comme tout bon méchant qui se respecte.

Je me suis toujours demandé ce que cela pouvait faire si on mixait le scénario des Schtroumpfs avec celui d'Astérix et des Teletubbies. J'ai enfin ma réponse.

On dirait les trucs de "Il était une fois la vie".

Playman ou Pacstation.

Certains programmeurs ont voulu tester ce que pouvait donner Pacman en 3D. Le jeu est sorti en 1997 sur Playstation. Commençons par l'histoire...
"Le jour de ses 20 ans, Pac-Man rentre à la maison pour fêter son anniversaire avec sa famille et ses amis. Mais Ms. Pac-Man, Pac-Bébé, Pac-Junior, Professeur Pac, Chomp Chomp le chien et Pooka ont été enlevés par Toc-Man, un robot géant, sosie de Pac-Man crée par Orson, qui veut à tout prix prendre l'identité de la petite bille jaune. Pac-Man se rend donc à l'île des fantômes pour libérer ses amis."

Nom de Zeus ! Ces fantômes ont vraiment des dégaines bizarres !

Bien que les niveaux soient en 3D, il y a toujours les mêmes objets qui traînent sur le sol, c'est à dire des fruits et des pac-gommes. Cependant, il rappelait les "grands" du jeu vidéo car les sauts de Pacman faisaient référence à ceux de Mario et ses rew-roll font penser à Sonic. De plus, il peut aussi frapper avec ses poings.



Quelques liens sympas

1) Tu es nostalgique de la présentation Google version Pacman ? Moi aussi, alors j'ai récupéré le lien, et ça se passe par là ! ---> Google version Pacman

2) Tu aimes Pacman mais tu détestes faire le ménage ? Un groupe de geeks a trouvé la solution pour ne pas t'embêter pendant tes corvées. L'article ICI.

3) Vous saviez que Pacman en 3D existe ? Je ne parle pas de la daube sur Playstation que je vous ai présenté il y a quelques lignes, mais de jouer en 2D dans un décor en 3D. Vous ne me suivez toujours pas ? Regardez plutôt :

Mon rêve.

En fait ce n'est pas le jeu traditionnel qu'on connait en jeu en flash sur des sites qui a un terrain minuscule. Là, le terrain est de la taille d'une salle (recouverte de draps blancs), où on peut jouer aux murs mais aussi au sol et au plafond.




Conclusion : Pacman serait-il l'ancêtre du smiley ?

Voilà, cet article touche à sa fin ! Pour récompenser votre fidélité, une image dégueulasse qui reste dans le thème :

Je ne suis pas responsable de vos futurs cauchemars.

Bonne nuit les petits ! *générique*