On dit "The legend of Zelda", mais on oublie que c'est Link qui fait tout le boulot.

Bonjour et bonsoir à tous, aujourd'hui je viens vous parler du sujet suivant -que je ne maîtrise pas trop car je n'ai pas de console de salon-  qui est "The legend of Zelda". Oui bon, je voulais varier de Pokémon, et promis je parlerai d'autre chose que de jeux vidéos dans mon prochain article !


Donc, pour confectionner les pavés ci-dessous, j'ai recruté un redoutable ninja du net, qui est Sleyer. 
Merci, Sleyer !



L’origine de l’origine.

Beaucoup de gens peuvent se vanter d’avoir tous les jeux Zelda et connaître toutes les astuces, les trucs et les machins, mais peu connaissent vraiment les origines de cette série.  Déjà, sachez que ce jeu a été inspiré par les souvenirs d’enfance de Shigeru Miyamoto. En effet, il passait la plupart de son temps libre à explorer les moindres recoins des forêts , collines et étangs et petits villages aux alentours du sien, qui est Kyoto. Comme il possédait peu de jouets, il se les confectionnait lui-même. D’ici viennent deux éléments que l’on retrouve dans l’inventaire de Link, l’arc et le lance-pierre. Dans ses interviews, Mr Miyamoto précise qu’un des moments les plus marquants de son enfance fût la découverte d’une grotte, trouvée dans une forêt. Bien qu’ayant la trouille, il alla chercher une lanterne chez lui pour finalement pouvoir y entrer et l’inspecter. Une vingtaine d’années plus tard, on peut retrouver des traces de ce souvenir, puisque l’exploration des grottes est quelque chose de très présent dans « The legend of Zelda ».

Après avoir connu l’histoire, pourquoi ne pas enchaîner avec l’origine de son personnage principal ? En fait, la princesse Zelda est nommée d’après Zelda Fitzgerald, l’épouse du romancier Francis Scott Fitzgerald. C’était une belle jeune femme, et célèbre avec ça, et Miyamoto ajoute qu’il aimait bien le son de son nom. Il a donc pris la liberté de l’utiliser pour le tout premier titre de cette série.


Nouveauté technique

« The legend of Zelda » est aussi synonyme d’innovation technique. Voyons ça de plus près… Quand Nintendo était sur le point de sortir le tout premier jeu de cette série aux Etats-Unis, ceux-ci se heurtèrent à un léger problème : comment les joueurs peuvent sauver leur progression dans le jeu ? « The legend of Zelda » fût initialement publié sur Famicom Disk System, et ici il n’y avait aucun problème de sauvegarde. Mais sur une cartouche de Nintendo ? Heureusement, les ingénieurs ont pu ajouter une batterie à l’intérieur de chaque cartouche, ce qui régla l’affaire. (Ce fût d’ailleurs le premier jeu à utiliser une batterie interne, et a finalement été vendu à 1 million d’exemplaire pour Nintendo.) T’imagines si tu peux pas sauvegarder dans Zelda ? Arg, l’horreur ! Soit tu te retapes tout à chaque fois, soit tu laisses ta console allumée pendant des jours, et vive la facture EDF après !
Le premier Zelda est sorti sur NES à la fin de l’année 1987, sur une jolie petite cartouche dorée. Sauf qu’en fait cette version, qui est la plus répandue, n’est que la réédition du jeu sorti en Orient 18 mois auparavant sur un autre support. Malgré sa naissance sur la 8-bits de Nintendo, « The legend of Zelda » a d’abord été conçue pour le Famicom Disk System, un lecteur de disquettes sorti uniquement au Japon, dû au coût de production lié à la taille importante du jeu (128KB). Heureusement, la popularité rattrapa le tout et une baisse des prix aura finalement lieu, qui permettra à Nintendo de sortir « Zeruda no Densetsu » sur cartouche.


Si ce premier jeu n’est plus en rayons depuis fort longtemps, plusieurs rééditions ont vues le jour sur GBA, Gamecube et Wii. Mais celles-ci sont exactement les mêmes que les originales, pas un ajout ni rien. Tout le contraire d’une autre, qui a carrément disparue aujourd’hui. BS Zelda no Densetsu était une version 16-bits, créée pour tirer davantage de puissance de la Super Famicom. Résultat, même si ça n’égale pas la beauté d’un Link to the Past, ce jeu se démarque nettement de sa version antérieure. Mais c’est avant tout son mode de distribution qui rendait ce jeu spécial. Onze ans avant l’apparition de la console virtuelle, Nintendo avait sorti son remake sur Satellaview, un système de téléchargement de jeux via satellite. De sa maison, le joueur devait greffer son Satellaview à la console et, grâce à une parabole, récupérer les données qui étaient ensuite sauvegardées sur une cartouche de 8Mo. Evidemment, c’était payant. Voilà, donc dans le titre du jeu, BS = Broadcast Satellite.




Débuts d’essais

Eh oui, pour ne rien vous cacher, les expériences de Zelda n’ont pas toujours été fabuleuses…

The legend of Mario ou Super Zelda Bros.

Le premier Zelda sort donc sur la NES japonaise. Il a été créé par Shigeru Miyamoto  et Takashi Tezuka, ces mêmes personnes qui ont inventées Super Mario Bros quelques mois auparavant. Conçus en fait en même temps, ces deux projets n’en formaient qu’un seul au début, comme le prouvent certains détails (les tourniquets de feu ou la flûte de téléportation) qui apparaissent dans les deux jeux. Au fur et à mesure de leur avancement, on pourra les distinguer plus facilement : tandis que Mario a la vue de côté, un coté loufoque et l’accent porté sur l’adresse, Zelda a la vue de dessus avec un univers de conte médiéval, l’accent porté lui sur l’exploration.


Zelda of Duty

Ocarina étant le premier jeu Zelda en 3D, il est aussi le premier sur lequel Miyamoto a été producteur et non réalisateur. (même si je suis un peu trop c*nne pour différencier les deux statuts). De plus, il a failli être le premier à proposer une vue subjective, c’est à dire voir à travers les yeux de Link. Mais finalement, cette idée n’a été conservée que lorsque le joueur tire à l’arc.
Zelda 64 n’a jamais eu aucun vrai nom, et est basé sur le jeu Super Mario 64. Le jeu devait être un peu + complet : tout ce qui se passe est sauvegardé automatiquement ; c’est à dire que les monstres tués ne revenaient pas, et les végétaux coupés ne repoussaient pas. Le scénario ressemblait à « A link to the past », l’oncle de Link devait être présent et plus d’attaques et d’objets étaient prévus.


Link était aussi un peu moche.

Et côté personnages ?

Link

Saviez-vous que Link est très souvent gaucher ? Et ça, c’est pas dû au hasard ! Shigeru Miyamoto étant ambidextre mais préférant se servir de sa main gauche, il a souhaité que son héros tienne son arc et son épée de cette manière. (au fait, parenthèse inutile, mais savez-vous que les ours et les chats sont pratiquement tous gauchers ? Comment ça on s’en fiche ?)
Toon Link fût la colère des joueurs. Quand Nintendo a montré à quoi allait ressembler le premier Zelda sur Gamecube, « The wind waker », il montrait un Link réaliste, qui avait du succès auprès des fans. Cependant, quand Nintendo a officiellement annoncé le jeu, le changement de look de Link était total. Un monde où Link était un petit enfant ? Les joueurs ont crié au scandale : « Comment Nintendo a pu faire ça a la série ? L’histoire, c’est un elfe qui sauve une princesse d’un terrible homme pouvant se transformer en redoutable sanglier. Les graphismes devraient être sombres et durs, pas semblables à une bande-dessinée de merde ! » Finalement, la sortie du jeu reçu des critiques élogieuses, même si elle a divisé les fans en deux groupes.
Même un lendemain de cuite, Toon Link reste le plus beau.


Princesse Zelda
Sans gâcher les moments clés de certains jeux, disons simplement que la princesse Zelda n'est pas le petit truc royal sans défense, comme vous pouvez l’imaginer. Elle est plus que disposée à aider Link, tant qu'elle n'est pas sous la malédiction d’un méchant, morte ou emprisonnée par Ganon. Malheureusement, elle est habituellement dans au moins une de ces situations, donc sa véritable aide est extrêmement rare. J’hésite à dire si elle est très malchanceuse, si elle le fait exprès, ou si elle veut absolument rentrer dans le cliché de la princesse fragile à sauver. Feignasse ! 
Ganondorf
Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce personnage (que je n’ai jamais aimé), à part le fait qu’on apprend dans « The Legend of Zelda: A Link to the Past » que Ganon est en réalité Ganondorf Dragmire, un obscur voleur. C'est en découvrant par hasard la Triforce que naquit sa soif de pouvoir, le transformant ainsi en créature surpuissante, que Link ne cessera de combattre.

Error ? 
Il y a un personnage nommé « Erreur ». OK, son nom est en fait censé être Errol , mais à cause d'une erreur de programmation, il est devenu THE légende. Avant, les jeux vidéo avaient tendance à mal être traduits (japonais -> anglais), et comme l’industrie n’était pas la géante qu’elle est aujourd’hui, ces petits problèmes ont rarement été pris en compte ou remarqués par les éditeurs, même chez Nintendo. « Je suis Erreur » est carrément devenu un même internet, et a eu le droit à ses t-shirts !
Vous me croyez pas ? Voici la preuve !

Quand la religion s’en mêle
Je sais que la religion est un sujet tabou, que c’est interdit d’y faire des références et tout et tout, mais certaines fois je trouve qu’ils abusent quand même.
La série des Zelda a parfois –SOUVENT- fait l’objet de censure religieuse. Eh ouais ! L’exemple le plus connu concerne la version occidentale de Zelda 3 sur Super Nintendo, appelée " A Link to the Past ". En japonais, le jeu s’appelle " Zelda no Densetsu: Kamigami no Triforce ", c’est à dire " La légende de Zelda : La Triforce des dieux ". Mais par peur de contestations religieuses aux Etats-Unis, Nintendo changea le titre, qui resta identique pour l’Europe.
Dans la version française de Majora’s mask, le masque le plus puissant du jeu s'appelle Masque de Puissance des Fées. Il permet à Link d’acquérir la puissance d’une ancienne divinité et donc de terrasser n’importe quel boss. Au japon c'était le « masque du dieu féroce »(c'est classe !), mais les americains l'ont changé en « masque de la divinité en colère » (c’est nul.) pour pas avoir le mot god dedans. Pfouah, coincés ! *paf*
Le bouclier miroir, un objet qui apparaît souvent dans la mythologie de Zelda, a lui aussi eu des complications au niveau de l’autocensure de Nintendo. Au moment du passage à la 3D d’Ocarina of Time, le bouclier miroir est redessiné peu après la sortie du jeu car l’éditeur trouvait qu’il ressemblait trop au croissant de l’Islam. Je savais pas qu’il existait des personnes encore plus susceptibles que les corses ! (avant de me traiter de tous les noms, sachez que je suis moi-même d’origine corse. Alors chut.) 


Autres « supports » de Zelda
Google aussi est fan de Zelda
La fanitude de Zelda se retrouve jusque dans les endroits les plus insolites. En effet, le sigle de la triforce s’est affiché plusieurs fois sous nos yeux sans que l’on ne s’en rende compte : sur Google ! Car au sein de l’équipe des artistes qui crée les doodles, les logos personnalisés de Google, il y a une amatrice de Zelda qui est Susie Sahim, revendiquant aussi sa passion pour le lutin vert en participant à des meetings cosplays. Ainsi, elle insère réelement ce petit symbole discret mais bien visible !

Princesse Zelda, le dessin animé
A l’époque où France 2 s’appelait Antenne 2, la chaîne a diffusé les treize épisodes d’un dessin animé Zelda.  Ils furent une véritable horreur, le nanar du nanar, et je me demande sérieusement comment et « à cause » de qui ils ont pu voir le jour. Car s’ils peuvent définir aisément le mot « flop », c’est bien à cause du dessin animé en lui-même. Leur histoire se déroule pendant les premiers jeux, et nous raconte les aventures de Zelda face à Ganon. Mais même si le méchant est fidèle à sa version numérique, tout le reste part en c*uilles !
Déjà, Link. C’est plus le héros muet que tout le monde admire, non. Hormis le fait que c’est une tafiole au combat, il est aussi devenu un pervers glandeur qui ne cherche qu’à conclure avec la princesse. (« A Kiss, please… Come on ! »)
Zelda, quant à elle, a troqué sa belle robe rose pour un slim blanc et un arc magique. On dirait carrément une femme des années 80, avec un caractère de garçon manqué ! Pas pour rien que le titre français est « Princesse Zelda ». Bien sûr, on ne s’attardera pas  sur l’animation méga-moche et les vieux bruitages tirés de la NES pour faire « plus vrai ». Des fois, on se demande même si tout cela n’est tout simplement pas un gros canular…

Tu as raison de faire la gueule, Zelda, vu la tête qu'on t'a collée...



Le saviez-vous ? La femme qui double Zelda dans les jeux est une actrice porno japonaise.

Voilà, toujours pour vous récompenser de votre fidélité hors-pair, une belle image trouvée sur le net...

Link et sa petite soeur, "The wind waker"

J'espère que vous avez apprécié, car j'ai eu un mal fou à poster cet article, dû aux putain de saloperies de conneries de bugs à un petit problème de connexion Internet qui m'a légèrement contrarié.

Sur ce bonne nuit, et... BANZAÏ !!!!!! *générique de Groland* (non je n'adore pas Groland, voyons)


(... N'importe quoi, vous.)